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Jeudi 17 mai 2012

L'estime de soi : la première pierre pour bien grandir

Pour affronter les difficultés du monde, mieux vaut avoir confiance en soi ! Mais gagner sa propre estime ne vient pas tout seul… Entre son image perso’ et le regard des autres, les succès mérités et les échecs difficiles à accepter, pas toujours facile de cohabiter avec soi.

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Une boussole pour vous guider dans la vie. C’est comme cela que Bruno Humbeeck, auteur d’un livre consacré au sujet, défini l’estime de soi. « C’est un socle indispensable pour bien se développer, un sujet qui  touche tout le monde mais qui reste finalement assez peu clair ! L’estime de soi est un mélange délicat entre connaissance, affection et image de soi ». Différente de la confiance en soi, l’estime est à la fois personnelle et indissociable du regard des autres.


Pour pouvoir se construire et grandir, il faut par moment se voir plus beau que l’on est, mais aussi être conscient de sa valeur et être capable de se fixer des objectifs réalistes, sous peine de frustration permanente.


Une bonne estime, c’est une estime stable : « La confiance en soi peut monter rapidement, si on nous flatte par exemple. Mais elle s’écroule tout aussi vite en cas de critiques. Pour garder une bonne estime, il faut avoir des bases solides ».

Sécurité et confiance

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La construction d’une bonne estime de soi commence dès le plus jeune âge. Elle repose sur deux notions : la sécurité affective et la confiance en ses compétences.


Pour bien grandir, un enfant a besoin de se sentir en sécurité, d’un point de vue matériel mais aussi d’un point de vue affectif. La première étape pour s’estimer est de se sentir aimé, de façon inconditionnelle et inaltérable de la part de ses parents. S’il peut arriver qu’il fasse la tête ou se vexe lorsqu’il est grondé, l’enfant ne doit jamais se sentir en danger ou en situation de perdre l’amour de ses parents. Les punitions ne doivent jamais tourner à l’humiliation et l’enfant ne doit jamais se trouver dans une situation où il est incapable de réagir. En cas de bêtises, « je n’aime pas ce que tu fais », vaut mieux que l’inquiétant « je n’aime pas ce que tu es », synonyme de rejet.


La confiance repose sur l’assurance et la reconnaissance de ses capacités. Lorsque l’enfant les découvre, il n’est pas apte à juger de leur intérêt ou de leur importance. Féliciter et souligner toutes ses compétences lui permet de se rendre compte lui aussi de ses réussites. Si l’échec est inévitable, pas la peine de s’attarder dessus, ni de le contraindre à retenter mille fois un geste impossible.


Très dépendant du regard des autres, le jeune enfant aime voir le monde tourner autour de lui. Être aimé et considéré, c’est d’abord attirer l’attention de ses parents. Même débordés, veillez toujours à réserver à votre enfant de vrais moments d’écoute. A quoi pense-t-il, qu’est-ce qui l’intéresse, quelle est son opinion sur tel ou tel sujet… Même si ses réponses sont incohérentes, vous lui montrez ainsi qu’il est digne d’intérêt, non seulement parce qu’il est votre enfant, mais aussi pour ce qu’il est lui-même.

Article de Nicolas Sykas

CRÉÉ LE 15 DÉCEMBRE 2010

MODIFIÉ LE 26 JANVIER 2011

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