L’école est un droit pour tous, aussi bien pour les nouveaux arrivants en France que ceux qui sont nés dans l’hexagone. Comment se passe l’adaptation de ces enfants venus d’ailleurs, pour qui l’école est une véritable terre d’asile.


Si la France garantit dans sa constitution le droit à l’éducation de tous les mineurs de moins de 16 ans, quelle que soit leur provenance, la situation n’en demeure pas moins très difficile. « Impossible à mesurer » confie Jean-François responsable du service dédié aux réfugiés d’Amnesty International « la scolarité est obligatoire et fondamentale dans les faits, donc en théorie tous sont scolarisés, mais en réalité non». En effet, ces classes aux sigles différents garantissent à tous les enfants mineurs un droit à la scolarité. Dès leur première arrivée en France, les familles sont accueillies par des associations telles que la CAFDA ou encore le CREDE qui expliquent et accompagnent celles-ci dans leurs démarches administratives.
Les enfants sont ensuite accueillis dans des classes où l’enseignement prioritaire sera le français. Ces classes ne sont pas constituées en fonction de l’âge des enfants mais en fonction de leur niveau de français. Ils y suivront également des cours de mathématiques, d’histoire, d’éducation civique. Puis intègreront les classes classiques au fur et à mesure de leur apprentissage du français.
En règle générale, l’intégration dans les classes normales se passe facilement et rapidement. Cependant, la situation instable qui pèse sur le poids des familles réfugiées rend très difficile la scolarité des enfants. La scolarisation pourtant obligatoire se noie dans la masse de problèmes, dont le plus important, celui du logement. « Au départ j’étais à Bondy, pendant un an et demi puis je ne sais pas pourquoi on m’a envoyé en 5ème zone (réseau ratp-sncf) je ne pouvais plus venir au collège, c’était trop loin » confie Arthur élève réfugié d’origine arménienne et en passe de déscolarisation. Pendant plusieurs mois, lui et sa famille sont passés d’une ville à l’autre, rendant de plus en plus complexe le suivi d'une scolarité.
Pourtant l’école reste le seul espoir pour ces enfants. Le seul moyen de comprendre comment et pourquoi ils en sont arrivés là aujourd’hui. C’est durant ces cours d’histoire qu’ils apprendront pourquoi ils ont du fuir leurs pays par exemple…
Article de Widad Ketfi
CRÉÉ LE 23 JUIN 2010
MODIFIÉ LE 29 JUIN 2010


















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