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Jeudi 17 mai 2012

Divorce et enfance: Comment divorcer sans leur faire de mal?

Divorce et enfance : le rôle des juges, protéger!

© Tatyana Gladskih - Fotolia©Tatyana Gladskih
CM : Cela nous mène tout droit aux juges aux affaires familiales. Vous plaidez notamment pour qu'ils reçoivent une formation spécifique. 
DV : Le contentieux de la famille, ce sont 360 000 affaires, soit 15% des affaires traitées devant les tribunaux de grande instance. Or, les juges aux affaires familiales ne sont pas formés, ce n'est pas une spécialité, contrairement aux juges des enfants. On devient juge aux affaires familiales par les hasards d'une carrière. Ils sont en outre débordés. Alors, ils essaient de trouver la meilleure solution pour l'enfant mais ça n'est pas toujours facile parce que parfois, pour ne citer qu'un exemple, un père violent n'est pas forcément violent sur son enfant. D'ailleurs, même si ce père est poursuivi pour violence, le juge ne le sait pas forcément. Il n'y a pas de coordination entre les tribunaux. C'est pour cela que je demande la création de pôles enfance-famille.
CM : Vous soulignez aussi qu'il existe des disparités importantes entre les tribunaux concernant « l'âge de discernement » d'un enfant. Comment faire pour réduire ces écarts ? Peut-on se baser sur des critères objectifs pour décréter cet âge ? Ne faut-il pas, aussi, simplifier l'accès des enfants au juge des affaires familiales 
DV : C'est un vrai problème. Pour l'instant, c'est l'enfant qui doit écrire au juge pour le voir. C'est très difficile pour un enfant de faire cette démarche car cela le place dans un conflit de loyauté. Et puis ça angoisse les parents. Moi, je considère que c'est plutôt quelque chose qui met l'enfant en difficulté et ma proposition, qui ne fait pas forcément l'unanimité, c'est que les juges reçoivent systématiquement tous les enfants en âge de discernement, au moins pour les informer qu'ils peuvent être entendus s'ils le souhaitent. Reste en effet le problème de « l'âge de discernement »,  différent selon les juges et qui reste à uniformiser. Enfin, là encore intervient le problème de non formation des juges. Beaucoup ne sont pas très à l'aise pour entendre les enfants. C'est pourquoi je demande que, dans tous les pôles enfance-famille, il y ait un psychologue clinicien qui puisse apporter son conseil. Cela a un coût, évidemment, mais je crois que l'on pourrait éviter beaucoup de désastres, dépressions et suicides par exemple, en investissant un peu dans la prévention. Nous avons encore beaucoup à progresser collectivement dans l'intérêt de l'enfant.

Article de Anne-Claire Thérizols

CRÉÉ LE 15 AVRIL 2009

MODIFIÉ LE 03 DÉCEMBRE 2009

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Ils ont déjà donné leur avis (1)
isa169 a posté le Jeudi 24 décembre 2009 à 10:04
« je ne sais pas si un divorse méme qui s'est bien passé ne laisse pas de dommage chez les enfants!
beaucoup d'enfants ne le montrent pas mais on ne peut pas se mettre à leur place et dans leur petite tète »

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