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Une villa néo-grecque perchée sur son rocher blanc surplombant la belle bleue... Le décor est paradisiaque, un Eden en plein cœur de Marseille.
C'est ici, dans cet établissement acquis en 1917 par son grand-père, que Gérald Passédat a grandi. Son métier, il a commencé à l'apprendre dès son plus jeune âge, dans la cuisine du restaurant, où il aimait
«traîner», attiré
«par les odeurs et l'effervescence» qui y régnaient.
«Quand on est gamin on aime voir tout ce qui se passe, on veut tout comprendre. Et moi ce qui me fascinait le plus c'était l'alchimie des sauces», se souvient le grand chef. Dans cette cuisine familiale, il fait ses premiers pas en mettant la main à la pâte :
«Je m'amusais beaucoup avec la pâte à sel, le pain. Je créais toutes sortes de formes. Maintenant c'est au tour de mon fils de 7 ans!»Après un parcours classique, de l'Ecole hôtelière aux frères Troisgros, sans oublier ses nombreuses expériences à travers le monde, ce passionné revient au Petit Nice en 1985 aux côtés de son père, Jean-Paul Passédat. En 2000, il prend sa succession et conserve les deux étoiles obtenues par ce dernier.
Sa cuisine a des accents du Sud et prend aussi les tonalités de son enfance : « La grande cuisine vient du plus profond de soi. Une cuisine personnelle s'inspire de souvenirs de gamins, de certains goûts que l'on a gardés en soi et que l'on reproduit par petites touches ». Pour preuve, on peut lire sur la carte : « Des bateaux de nos pêcheurs marseillais, le poisson de palangre entier selon arrivage, cuisiné de manière de Tante Nia ». Un clin d'œil à la sauce que concoctait « ma grande tante, lorsqu'elle me gardait et que je mangeais chez elle ».