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Dans la tradition judaïque, c’est à l’âge de trois ans qu’à lieu la première coupe de cheveux pour les garçons. La coutume Upshirin, un mot yiddish signifiant « coupe », pratiquée essentiellement dans les milieux religieux, marque une seconde étape fondamentale dans la vie de l’enfant garçon après la circoncision.
C’est à cet âge que son éducation religieuse débute officiellement et qu’il commence à porter la kippah et les tsitsits.
Les trois ans achevés représentent une étape de transition importante dans la tradition judaïque où le garçon n’est plus un bébé associé au monde maternel et féminin, mais il s’apprête à entrer dans le monde des camarades, de l’école...
La coupe de cheveux annonce ce nouveau rôle.
Dans la religion musulmane, la coupe de cheveux est réalisée lors de la cérémonie de la Aqiqa du 7ème jour (après la naissance). Au cours de cette fête, on rase notamment la tête du nouveau-né, c’est également à cette occasion que l’enfant recevra son nom.
Au Maghreb, selon les régions et les contextes (monde berbère, peuples nomades...) la coupe de cheveux des enfants présente une grande diversité des pratiques : périodicité pouvant aller d'une semaine à plusieurs années et distinction des coiffures en fonction des sexes…
En Algérie, une fois la tête de bébé rasée, les cheveux sont roulés en plusieurs boulettes, enfilées et accrochées autour du cou de bébé jusqu’à ce que ce collier tombe de lui-même.
Dans le monde slave, la coupe de cheveux correspond à l’entrée du jeune garçon dans le camp des non-enfants.
Cette coupe est réalisée par le parrain, une personne particulièrement estimée qui devient de ce fait le protecteur de l’enfant. Cette pratique s’effectue à des âges différents selon les régions : lors du premier ou second anniversaire en Russie, vers trois ans en Biélorussie, cinq à sept ans en Serbie, sept ans en Pologne.
Cette tradition concerne parfois les filles, elle est alors associée à une coupe des ongles et au percement des oreilles.

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Dans la Chine ancienne, les premiers cheveux de bébé coupés sont enfermés dans un sac rouge, attaché à la ceinture de l’enfant ou cousus dans son oreiller.
On disait que les cheveux de nouveau-nés avaient la capacité de conjurer le mauvais sort. Certains collectaient même ces cheveux, en faisaient des boules et les suspendaient à leur porte.
L'expérience de la vie ne commence qu'une fois que le nouveau-né a le crâne rasé, si bien que la première coupe de cheveux du bébé est un événement marquant pour de nombreux Chinois.
Il est aussi de coutume de laisser une petite mèche sur le devant, au cas où les anges devraient attraper bébé pour aller au paradis.
A Madagascar, Ala Volon-Jaza signifie « La 1ère coupe de cheveux d’un bébé ». Lorsque celui-ci atteint son 3ème mois, on lui coupe ses cheveux pour la première fois.
Pour cela la mère choisit une personne aux beaux cheveux et espère ainsi que les cheveux de son enfant ressembleront à ceux de la personne choisi. Au moment de la coupe, la personne n’a absolument pas le droit de tourner la tête de peur que le bébé ne louche !
Alors que certains rasent la tête de bébé, chez d’autres, il ne faut au contraire ni couper ni coiffer les cheveux. Aussi en Mongolie, par exemple, les parents attendent plusieurs années avant la première coupe qui aura lieu à deux ou quatre ans pour les petites filles et trois ou cinq ans pour les garçons, un acte qui marque l’entrée de l’enfant dans la société. Chaque personne proche de l’enfant coupera alors une mèche de cheveux. De la naissance à cette première coupe, l’enfant est perçu comme un être intermédiaire, un messager entre deux mondes.
Autre peuple, autre croyance, au Burkina Faso, les cheveux sont volontairement laissés longs pour que les bébés, semblables à un génie hirsute, trompe et repousse l’ennemi !
Article de Julie Sarrazin
CRÉÉ LE 01 NOVEMBRE 2009
MODIFIÉ LE 05 NOVEMBRE 2009



















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