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Lundi 21 mai 2012

Maman et handicap : Cécile, mère extra ordinaire

Extra ordinaires… C’est ainsi que Cécile qualifie les personnes handicapées, dont elle fait partie. Les ordinaires, quant à eux, peuvent prendre de la graine de ce bout de femme élégante, combattive, volontaire qui, après avoir été sportive de haut niveau et dirigé son entreprise, s’est lancée malgré - ou plutôt grâce à - son handicap dans l’aventure de la maternité. Un défi à relever tous les jours, en plus de son travail d’écrivain.
P52-53 - Une maman extra ordinaire 2

 

Elle est jeune et jolie. Elle est championne de BMX et a monté sa société d’événementiel sportif. Elle a depuis un an un fiancé formidable et n’a qu’une idée en tête : réussir. Pour cela, elle bosse 18 heures par jour, avec une vraie ambition carriériste. Un matin pas comme les autres, elle se lève… Et tombe. Ses jambes ne la portent plus. En quatre jours, le diagnostic tombe : sclérose en plaques, SEP pour les intimes, une maladie dégénérative du système nerveux central. En France, 80 000 personnes en sont atteintes, toutes différemment. Pour

 

Cécile commence en 2002, à 28 ans, un parcours du combattant qu’elle mettra 4 ans à accepter. « J’ai tout fait pour détruire mon couple, j’avais la rage. Frédéric avait été séduit par une jeune femme en pleine possession de ses moyens, battante, pas par une jeune femme handicapée à vie » nous confie-t-elle. Frédéric y a cru, il s’est accroché, il est resté, contrairement à tant d’autres dans de telles circinstances. Et puis un jour, désespérée, pensant qu’elle ne retrouverait plus jamais l’usage de ses jambes, Cécile écrit au magazine Glamour et fait avec ce courrier ce qu’elle appelle son « coming-out ». Le magazine lui consacre 6 pages… Et Cécile accepte enfin de vivre publiquement sa maladie.

 

Maman et handicap : « Avant d’être malade, je ne voulais pas d’enfant »

L’idée de la maternité n’avait jamais effleuré Cécile. Ou plutôt si. Elle ne serait jamais mère. « Je ne voulais pas d’enfant. Avec ma société, que je voulais rentable, je ne me voyais pas jongler entre travail et maternité. Finalement, la maladie m’a changée. Ma mère m’a beaucoup aidée au début de ma maladie, nous avions une relation très fusionnelle. Et je me suis dit que c’était quand même beau, cette relation-là. Sans doute plus beau que d’enchaîner les heures de boulot et d’avoir un compte en banque bien rempli. Moi qui ne voulais pas d’enfant avant, je ne pensais plus qu’à ça. Tous les mois, quand je voyais mes règles revenir, c’était le drame. Je faisais des tests de grossesse quand j’avais une journée de retard. Je me disais tu vois, la vie ne t’autorise pas à être maman parce que ta maladie va s’accélérer et que tu ne pourras pas mettre un enfant au monde ni t’en occuper. Finalement, même si j’ai dû rester allongée plusieurs mois, ce qui m’a permis d’écrire, ma grossesse s’est très bien passée. »

Cécile a-t-elle eu des angoisses à gérer pendant cette grossesse face au handicap ?
« Oui, je m’inquiétais bien sûr pour l’avenir de mon bébé. J’ai pris le parti de tout de suite lui parler, dès que j’ai su que j’étais enceinte, quand il ou elle n’était qu’un fœtus. Je lui disais que ça n’allait pas être facile, que nous aurions des rapports différents mais riches parce que je suis convaincue que la différence est une extrême richesse. Et je crois que ce dialogue, très tôt, a porté ses fruits. Victoire-Eléonore, qui a maintenant un peu plus de deux ans, comprend tout. Dès sa naissance, elle était calme, a fait ses nuits très vite, ne pleurait pas. Comme si elle comprenait. J’y crois beaucoup. »

Article de Anne-Claire Thérizols

CRÉÉ LE 05 JANVIER 2010

MODIFIÉ LE 12 JANVIER 2010

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Ils ont déjà donné leur avis (1)
BEARD Tamara a posté le Mardi 26 janvier 2010 à 18:26
« Bonjour,
Je suis très touchée par cet article. J'ai 3 enfants, un boulot salarié et je lance mon activité en parallèle. Je n'ai pas de nounou, je vis à Marseille et mon mari travaille à Paris !
Oui, la vie, c'est pas tout rose, c'est fatiguant, mais j'ai la chance d'avoir 3 beaux enfants et toutes mes capacités.
Je suis admirative de l'énergie que déploie cette maman malgré ses difficultés.
Je lui souhaite beaucoup de courage et de soutien. Je penserai à elle lorsque j'aurai un coup de moins bien, c'est une vraie leçon.
Tamara, Marseille »

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