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« 97% des salariés-parents estiment que l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale est un sujet de préoccupation important ». Partant de ce constat plus que révélateur, l'Observatoire de la Parentalité en Entreprise, sous la présidence de Jérôme Ballarin, a décider de réaliser une enquête inédite en France. L'enjeu de cette étude : faire état du ressentiment des salariés-parents vis à vis de leur entreprise et de leur vie de famille. Bien souvent, des mots tels que « parentalité » et « entreprise » semblent en totale inadéquation. Il faut dire que l'un et l'autre sous-entendent des sacrifices et une grande disponibilité. Mais les salariés-parents doivent-ils pour autant négliger leur famille au profit de leur carrière, ou doivent-ils au contraire subir les effets du plafond de verre au fur et à mesure que leur famille s'agrandit ? Pour l'Observatoire, la réponse est évidente et surtout sans appel : il est du devoir des entreprises françaises de soutenir leurs employés parents. D'ailleurs, force est de constater qu'un parent détendu fait aussi un meilleur employé, il est de l'intérêt commun de trouver un juste équilibre entre les deux sphères. Pour autant, la situation actuelle est dramatique. Rares sont les salariés-parents dont les attentes familiales et professionnelles ont été simultanément rencontrées. Pire encore, Jérôme Ballarin déplore « une forte dégradation en trois ans ».
Et les résultats de cette enquête sont édifiants. Le baromètre réalisé par l'institut Viavoice fait état de réelles lacunes au sein des entreprises françaises. Évaluées grâce à un échantillon de 1005 salariés-parents des secteurs privé et publique, les firmes françaises, qu'il s'agissent de grands groupes ou de PME, ne sont majoritairement pas à la hauteur des attentes de leurs employés. Globalement, et pour ne mettre l'accent que sur les problèmes les plus récurrents, les salariés-parents estiment que leurs horaires et leur rythme de travail n'est pas adapté à leur situation familiale. Pour certains, cela se traduit par un manque de temps accordé à leurs enfants. Pour d'autre, c'est un travail trop prenant ou trop stressant qui rejaillit sur la vie de famille. Et pour faire face à ces difficultés, les désidératas des parents français convergent vers des aides financières. Si certains y voient déjà une cause de la crise actuelle, il est surtout probable que l'arrivée d'un ou de plusieurs enfants dans un foyer bouleverse tout un budget. C'est pourquoi des mesures telles que l'aide au financement des études et de la scolarité des enfants, ou encore l'adoption de mutuelles plus avantageuses sont largement plébiscitées. Tout aussi populaire, la participation aux frais de garde ponctuelle ou permanente remporte la sympathie de beaucoup de salariés-parents.