Que ce soit clairement prémédité ou subit, vivre sa maternité seule est loin d’être chose aisée. Jouer à la fois le rôle du père et de la mère peut parfois avoir des conséquences sur le bien-être du bébé et de la maman.

Etre mère célibataire n’est pas une mince affaire. Souvent ce choix de vie résulte de grandes déceptions amoureuses et de la volonté grandissante de céder à l’appel de son horloge biologique. Lorsqu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie, de nombreuses questions sont amenées. Peut-on financièrement gérer cette situation ? Pour les femmes qui travaillent, comment avoir une bonne gestion du temps, faudra-t-il faire appel à une nounou ? Comment faire comprendre à un enfant qu’on a sciemment choisi de l’élever sans père ? Et surtout, avec qui faire cet enfant ? Tant d’interrogations pour lesquelles il vaut mieux avoir quelques éléments de réponses avant de s’engager à faire un bébé "toute seule".
Ce qu’il faut savoir, c’est que la grossesse aussi épanouissante soit-elle est surtout la période la plus éprouvante dans la vie d’une femme. Exténuante elle reste très difficile à traverser seule. Ainsi, Faire le choix d’une grossesse célibataire, c’est devoir supporter les douleurs, les nausées, les envies et les visites médicales et autres aléas sans n’avoir aucun homme à qui s’en prendre. Mais plus sérieusement c’est se priver du soutien qu’un homme peut apporter durant ces épreuves.
En ce qui concerne l’éducation d’un enfant seule, c’est également une décision qu’il faudra avoir à justifier à un moment ou un autre. En effet, grandir sans père lorsque l’on sait qu’il a péri ou que les parents ne s’entendaient plus n’est déjà pas chose aisée. Mais grandir sans père parce que la mère l’a choisi est bien souvent source de conflits. « Je n’ai grandi qu’avec ma mère. A 37 ans elle a opté pour une insémination artificielle et pensait pouvoir gérer toute seule le rôle du père et de la mère. Durant toute mon adolescence je lui en ai toujours voulu, j’avais le sentiment qu’elle était coupable du manque que je ressentais surtout lorsque mes copines me parlaient de leur père et que moi je ne savais même pas quel était son prénom. Accumulant disputes sur disputes, aujourd’hui on ne se parle quasiment plus »
Article de Widad Ketfi
CRÉÉ LE 25 NOVEMBRE 2009
MODIFIÉ LE 27 NOVEMBRE 2009


















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