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Les devoirs du soir sont souvent un sujet de discorde entre les parents et les enfants. Soit les enfants ne veulent pas de l’aide de leurs parents, ou les parents n’ont pas les compétences nécessaires, ce qui fait des cours particuliers un bon moyen d’éviter les conflits familiaux. Mais la majorité des élèves qui suivent ses cours ne sont pas de mauvais élèves. Ce sont parfois de bons élèves qui, souvent, veulent obtenir une mention au Bac. Le spécialiste des cours à domicile, Acadomia, estime que 75% des élèves des grands lycées parisiens, type Louis-le-Grand ou Henri IV, sont très consommateurs que ce genre de cours.
Réussir à tout prix, la priorité familiale par excellence. Et pour ça, il faut rentrer dans une bonne école en sortant du lycée. Les enfants sont lâchés dans une course avec de nombreux concurrents à battre, car les places sont chères quand on prétend vouloir intégrer les plus grandes écoles. L’idéal c’est d’avoir une bonne mention au Bac, et donc de mettre toutes les chances de son côté en prenant des cours privés.
Le problème du manque de travail en classe se pose. Que ce soit du côté des élèves ou des professeurs. Les élèves sont-ils assez attentifs en cours ? Ou les profs ne donnent-ils pas assez d’explications ? Le système scolaire est-il bien adapté ? En moyenne dix matières sont enseignées en classe de terminale. Le programme est lourd, mais aménagé pour être complet et terminé à la fin de l’année. En tout cas il y a quelque chose qui ne va pas dans le système scolaire pour la France soit le premier pays au monde consommateurs de cours particuliers.
Explications en chiffres :
Chaque année, quatre écolier sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes : près de 200 000 d'entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul ; plus de 100 000 n'ont pas fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul ; plus de 100 000 n'ont pas la maitrise des compétences de base dans ces domaines.
Sur les 800 000 élèves d'une classe d'âge, 150 000 quittent l'enseignement primaire sans aucune formation scolaire, ce qui limite leur perspective d'avenir. Les élèves qui réussissent le mieux ne compensent pas cette faiblesse : Les enquêtes internationales montrent que certains pays permettent à 15% des élèves d'accéder au meilleur niveau scolaire or la France se contente d'y amener 5% de ces élèves. Ces 15% de non diplômé (pas de CAP, BEP, BAC...) sont destinés à subir un taux de chômage de 45%. L'année scolaire des écoles primaires françaises est limitée à 144 jours, ce qui en fait l'une des plus courtes du monde.
Article de Marie Deghetto
CRÉÉ LE 13 SEPTEMBRE 2011
MODIFIÉ LE 14 SEPTEMBRE 2011


















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