Le voyage est avant tout un projet. Un but à atteindre dont il faut préparer le chemin, auquel l'adolescent peut rêver et qui, d'après Françoise Dolto, doit être encouragé. La fameuse psychanalyste a plusieurs fois répété que l
a population adulte écrasait à tord chez les adolescents leur désir d'évasion en leur disant « c'est impossible ».
L'ado a besoin d'évasion, il a besoin de
projets lointains qu'il imagine dans un temps et un espace différents. Maintenant que le
rite de passage n'existe plus dans notre société, le projet qui ne remplace pas le rite initiatique permet tout au moins de s'en passer.
Si le besoin d'évasion lui est refusé,
si l'adolescent ne voit pas d'issue à ses pulsions d'ouverture sur le monde, s'il n'est pas encouragé à construire des projets, il
peut alors choisir la fuite comme échappatoire négatif. Il fugue ou se renferme sur lui-même.
Le projet peut-être de
gagner de l'argent, de trouver un job, d'avoir un logement, d'obtenir son permis de voiture, de construire son avenir professionnel mais aussi tout simplement
de voyager.
Les voyages, vécus seuls ou entre amis, ouvrent les portes du monde adulte. L'expérience donne aux ados l'occasion de découvrir le monde, d'aller à la rencontre des autres et de construire petit à petit leur autonomie. Le voyage fait office de rite de séparation et de socialisation, résume le psychanalyste Gérard Haddad.
Mais quels sont les moyens pour votre ado de partir en France ou à l'étranger ? Il peut bien sûr partir un sac au dos sans but précis si ce n'est de rencontrer et découvrir des personnes et cultures différentes, des paysages qu'il ne connaît pas.
Il peut aussi partir dans le cadre de sa formation. Les stages professionnels sont de bonnes occasions pour partir à l'étranger dans un cadre structuré, de même que les programmes type Erasmus qui permettent aux étudiants d'effectuer de 3 mois à 1 an d'études supérieures dans un établissement scolaire étranger.