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Parce qu'il arrive que la nature refuse de faire son travail. Si le bébé souffre ou s'il est fatigué par un travail trop long, son rythme cardiaque, contrôlé par monitoring, se modifie. On peut alors décider d'une
césarienne en urgence. Elle peut aussi être décidée à l'avance, au cas par cas. Si le placenta est mal placé, qu'il y a un risque élevé d'hémorragie (placenta praevia) on peut
programmer une césarienne, environ une quinzaine de jours avant la date prévue d'accouchement. Un bassin trop étroit, peut être aussi une indication.
Cet
accouchement par voie haute n'est pas anodin car il s'agit d'un acte chirurgical. D'ailleurs, les mamans césarisées se plaignent de ne pas pouvoir s'occuper de leur bébé au retour dans leur chambre. Le premier lever est douloureux et elles reçoivent de la morphine. Elles ont une sonde urinaire pendant 24h00 et comme premier repas, un bouillon insipide agrémenté d'une cracotte dans le meilleur des cas.
Pour certaines, cela se solde par l'impression malheureuse d'avoir raté leur rencontre avec bébé. C'est aussi le cas de Sophie qui ne voulait plus entendre parler de césarienne, avant d'avoir eu vent de l'
extrapéritonéale, via les forums de discussions.
Ces dernières années, une nouvelle génération de césariennes avait vu le jour sous le nom de Cohen-Stark, du nom des obstétriciens instigateurs de la technique.
Après avoir rasé la patiente, lui avoir mis une sonde urinaire, une incision horizontale et non plus verticale, est faite au dessus du pubis. L'obstétricien incise ensuite l'aponévrose, il ouvre les muscles appelés « grands droits » et incise le tissu qui recouvre les organes : le péritoine. Là il coupe horizontalement dans l'utérus et en extrait le bébé. Le tout ne prend guère plus de vingt minutes. Avec la technique de Cohen-Stark, on n'incise plus la totalité mais seulement une petite partie et on écarte avec les doigts pour moins de traumatismes dus à la coupure.
Les mamans ont gagné en confort postopératoire et les complications ont largement baissé. Mais le plus important reste le temps d'extraction du bébé, qui a considérablement diminué.
L'extrapéritonéale va encore plus loin. On n'incise carrément plus le péritoine. Il est simplement repoussé, pour avoir accès à l'utérus. Quelques rares obstétriciens ont amélioré la technique en ne mettant plus de sonde urinaire et en refermant avec une colle biologique.