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Vous êtes : Accueil / Grandir | 3 - 12 ans > Santé enfant > Du bon usage des bonbons
Mardi 22 mai 2012

Du bon usage des bonbons

La plupart des enfants - et bon nombre de parents - ne résistent pas à l’appel des bonbons.  Sucrés, acidulés, colorés, ils ont tout pour plaire. Pourtant, les bonbons sont aussi accusés de bien des maux. Alors, faut-il les aimer un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout ?

Les bonbons : son pêché mignon !

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Diego, 6 ans, raffole des bonbons. A leur simple évocation, ses yeux pétillent, ses papilles s'excitent, ses jambes fourmillent puis trépignent d'impatience. Une fois même, n'y pouvant plus tenir, il avait dangereusement empilé une chaise et deux tabourets pour accéder au placard interdit, tout là haut dans la cuisine. Les bonbons, c'est son truc. Le seul truc justement qu'il ne supporterait pas de perdre dans la vie, celui qui lui ferait renoncer à tout caprice pour autre chose.

LA menace idéale pour les parents à l'heure d'exiger qu'il aille se coucher, qu'il fasse ses devoirs, qu'il arrête de taper sur son frère. Si tu n'écoutes pas, tu n'auras plus jamais de bonbons ! Alors, quand Diego est sage et que son papa l'emmène au cinéma ou va le chercher à la sortie de l'école un vendredi sur deux, le plaisir de moments rares passés ensemble est associé à celui de s'offrir un sachet de bonbons. Avec des qui piquent, des qui fondent sous la langue, des qu'il faut sucer pendant des heures pour en arriver à bout et même des qui font la langue toute noire. Parce que les bonbons, en plus d'être bon, c'est trop rigolo.

Des bonbons plutôt mauvais

Maman n'est pas au courant, c'est leur petit plaisir, à lui et papa. Il faut dire que maman est un peu rabat-joie avec ses interdictions, on dirait qu'elle a complètement oublié qu'elle aussi a aimé les fraises Tagada et les petits oursons guimauve. Mais maman ne voit que le mauvais côté des choses : La visite chez le dentiste et  les quatre caries dont un abcès dans la bouche de Diego. Parce que les bactéries font preuve de la même frénésie de sucre que lui. Alors, faut-il purement et simplement interdire les bonbons pour sauvegarder la santé des enfants ?

« Inutile d'en arriver là » nous répondent en cœur le docteur Christophe Lequart, conseiller technique à l'Union Française pour la Santé Bucco-dentaire (Usfbd) et le docteur François-Marie Caron, président de l'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (Afpa). Ils se sont prêtés pour nous au jeu du vrai-faux.

L’appétence pour le sucre est innée

VRAI. Au contraire de l'amer et de l'acide, le sucré et le salé sont innés. Dès leur vie intra-utérine, les bébés développent une attirance pour les produits aux saveurs sucrées... Ce qui n'entraîne pas forcément un goût inné pour les fruits qui associent aux saveurs sucrées une amertume ou une acidité.

Article de Anne-Claire Thérizols

CRÉÉ LE 25 MARS 2009

MODIFIÉ LE 23 SEPTEMBRE 2010

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