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Les bébé prématurés sont des enfants nés à moins de 37 semaines de grossesse (à partir du premier jour des dernières règles). Ils sont classés en trois catégories:
Tous doivent bénéficier de soins spécifiques, mais les premiers, moins fragiles, peuvent être pris en charge dans des centres ordinaires, et parfois placés auprès de leur mère. En revanche, les plus petits ont de la peine à respirer et sont incapables de régler leur température, ainsi que de téter le plus souvent.
Leurs poumons, leur cerveau, leur système immunitaire et leur foie sont immatures. Ils seront alors placés en service de médecine néonatale, dans un incubateur (couveuse) où leurs organes vont continuer à se développer au même rythme que dans l'utérus maternel.
A la naissance, un bébé né prématurément a une peau plus rouge et plus fine qu'un bébé né à terme. Le duvet qui le recouvre est encore abondant, mais ses cheveux sont rares et ses ongles ne sont pas toujours entièrement formés.
Les grands prémas sont particulièrement sensibles aux infections, mais aucun n'est identique à un autre de même âge et de même poids.
Du coup, on ne sait pas immédiatement si le bébé va se développer normalement ou s'il va souffrir d'être né avant terme... « De 28 à 30 semaines, on en sauve près de 60%, à 32 semaines, 75% et à partir de 36 semaines, 95%, indique « Attendre bébé », aux Editions Hachette pratique. »
Des chiffres en hausse depuis dix ans, dus notamment à la mise au point de la ventilation assistée avec calcul du taux d'oxygène dans le sang, à la nutrition parentale continue avec alimentation directe dans l'estomac et au surfactant de synthèse accélérant la maturation pulmonaire. Ces progrès ne sont parfois pas suffisants, mais en France on évite l'acharnement thérapeutique, souvent conséquence de lourdes séquelles physiques et neurologiques.
A l'hôpital, si les mesures d'hygiène sont très strictes, on veille aussi au développement psychique des bébés prématurés : le contact avec leur mère est souvent considéré comme la meilleure des thérapies. Les services sont aménagés pour que les parents puissent participer aux soins du bébé.
L'allaitement maternel est encouragé. Le personnel hospitalier se doit de démythifier tuyaux et instruments, souvent effrayants. L'inquiétude, la peine, des sentiments de culpabilité, de colère et d'incompétence assaillent les parents, un suivi psychologique leur est donc toujours proposé.
Article de Gaëlle Desportes
CRÉÉ LE 23 MARS 2009
MODIFIÉ LE 30 OCTOBRE 2009

















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