L’adaptation au cinéma du personnage créé par Goscinny et Sempé est fidèle à l’esthétique du livre. Il arrive même que l’on rit un peu, de temps en temps.

Dans le monde merveilleux du cinéma français, il y’a deux types de comédies. D’un côté, un cinéaste talentueux (type Patrick Timsit) s’empare d’un sujet plus ou moins bancal qui ne repose la plupart du temps que sur un acteur à la mode (type Franck Dubosc ). Résultat, le film est souvent raté et fait peu d’entrées. De l’autre côté, il y’a la machine à sous qui ne se pose pas de questions et adapte tout ce qu’elle peut (Astérix, Iznogood, Lucky Luke…). Le film est souvent raté et fait beaucoup d’entrées.
Entre les deux, Le Petit Nicolas est pénible comme un 10/20 : pas assez faible pour en pleurer, mais pas de quoi se réjouir non plus, le film est moyen et c’est terrible.
Adapter l’œuvre Sempé/Goscinny était difficile : pompeusement élevé au rang de chef d’œuvre de la littérature française, Le Petit Nicolas est désormais un trésor national, un monument et comme tous monuments, il sent un peu la poussière.
Mais pas question de lui donner un coup de jeune ! Laurent Tirard est bon élève, il a bien fait ses devoirs. Reconstitution soignée et lisse des années 60, tendance peigne à cheveux et chaise en plastique, le réalisateur film une image d’Epinal pleine d’enfants espiègles (mais pas trop) et d’invités efficaces, à défaut d’être jeunes. Le cahier des charges est rempli, l’Amérique va adorer.
Problème : tout ça manque un peu de vie et le film tombe vite dans la facilité. Les numéros comiques marchent, mais ont déjà été vu mille fois. Le scénario, pas original pour un franc (ancien), donne la part belle aux enfants, amusants mais enfermés dans des costumes un peu étriqués aux manches. Révélation du film, le très drôle cancre Clotaire suit les cours comme on regarde le film : endormi la plupart du temps, ouvrant un œil de temps à autre pour rire avec les copains.
Vite vu, vite oublié, Le Petit Nicolas est un produit dérivé honnête et inutile. Il se pose dès à présent en solution de rechange de classe pour les dimanches soirs de France 3, en cas d’absence inattendue de l’inestimable Louis la Brocante. En plus, le public est sensiblement le même.
Article de Nicolas Sykas
CRÉÉ LE 01 OCTOBRE 2009
MODIFIÉ LE 02 OCTOBRE 2009
















contraception soin bébé alimentation famille littérature jeunesse choix du sexe santé maman santé adolescence maman grossesse tardive grossesse multiple psychologie enfant sortir en famille santé bébé troisième mois bébé huitième mois éducation deuxième enfant livres éveil alimentation femme enceinte spectacle pour enfant divorce cinéma sexe beaux-parents exposition enfance adolescence adoption septième mois grossesse sexualité L’UNICEF en campagne... présidentielle mode enfant accouchement couple diversification alimentaire garde d'enfants psychologie bébé ado alimentation bébé parent allaitement recettes de cuisine parents sixième mois femme femme enceinte enfants quatrième mois sorties en famille enfant enceinte école Grippe A orthophonie santé enfants éducation enfant gestation pour autrui