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Le bisphénol A ou BPA est l'un des composants du polycarbonate, un plastique rigide et transparent. Il se trouve dans les revêtements intérieurs des conserves, le plastique de certaines bouteilles et biberons, les récipients alimentaires en plastique...
Cette molécule imite la principale hormone sexuelle féminine, appelée œstradiol.
Elle est donc susceptible de perturber l'équilibre hormonal d'un organisme humain (particulièrement sensible lors de la période périnatale). S'appuyant sur des expérimentations animales, les chercheurs ont observé l'impact du
bisphénol A : pubertés précoces chez les filles, baisse de la production de spermatozoïdes, troubles du comportement ou du développement chez l'enfant.
Mais à partir de quelle dose, l'homme est-il en danger ?
Dans le cadre de son « Plan de gestion des produits chimiques » lancé en 2006 et compte tenu de l'incertitude soulevée par certaines études sur les effets potentiels de faibles niveaux de bisphénol A, le Canada s'est interrogé en avril 2008.
Appliquant le principe de précaution, le pays a décidé (en octobre) d'adopter des mesures législatives pour interdire l'importation, la vente et la publicité des biberons en polycarbonate.
En mai, la France interrogeait ses experts de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Conclusion des travaux publiés à la fin de l'année : pour l'ensemble des groupes de population étudiée, les estimations d'exposition sont inférieures à 30% de la dose journalière tolérable (fixée à 0,05 mg de BPA par kg de poids corporel par l'autorité européenne de sécurité des aliments).
En fait, pour atteindre la dose journalière tolérable, un enfant de 3 mois pesant 6,1 kg devrait boire au biberon 1060 ml d'eau ou de lait par jour ! Mais qui sait ce que démontreront les études à venir ?