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Quand on espère un enfant sans succès depuis des années, l'annonce d'une
grossesse multiple peut être suivie d'une véritable explosion de joie... Ouf, on y arrive enfin et en plus, on fait coup double ou triple... On n'a rien perdu pour attendre ! Quand on voulait juste faire le petit troisième et qu'on se retrouve avec un quatrième en bonus, c'est une autre affaire. Deux embryons d'un coup ? Ils ne vont jamais tenir dans mon ventre et puis après, trois, ça rentre encore dans une voiture cinq places mais pas quatre ! Dans tous les cas, l'annonce d'une
grossesse multiple n'est jamais anodine.
Car même si les futurs papas et mamans sont contents, tentant d'oublier les affres qui du jour au lendemain déferlent sur leurs nuits - la voiture est trop petite, la maison aussi, la poussette n'en parlons pas et nos bras, et notre cœur alors ? - l'entourage se charge généralement de leur remettre les pieds sur terre.
Et là, c'est tout et n'importe quoi ! Ils sont soupçonnés d'être fous - car ils l'ont bien évidemment fait exprès - et personne ne parierait un euro sur leur capacité à assumer la situation. Là, deux options : soit une immense entraide se met en place avec frères et sœurs, parents et beaux-parents qui mettent à tour de rôle la main à la pâte pour que tout soit prêt le jour J, soit c'est la désertion de l'entourage qui ne veut même pas voir ça !
A voir sur le sujet: notre
interview de Niels Tavernier au sujet de son film:
Le secret des jumeaux.
Les parents, eux, n'ont d'autre choix que de se serrer les coudes et sont de toute façon très vite bien trop occupés pour se payer le luxe d'alimenter leurs angoisses. Alors, on assume les 24 biberons par jour, le manque de sommeil, la fatigue écrasante et les concerts de pleurs en stéréo avant de très vite s'apercevoir que ceux qui n'en ont qu'un à la fois n'ont pas mieux fait, voire moins bien que nous !